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Quelques difficultés de communication

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Plus de 20 ans de direction de filiales de sociétés françaises au Japon, ont enrichi mon expérience de la communication avec mes collègues et employés japonais, que je suis heureux de partager sur ce blog. 
– Le oui qui ne veut pas dire oui :

Piège classique des étrangers ne connaissant pas le Japon. Les japonais lorsqu’ils vous écoutent, approuvent d’un signe de tête tout en disant Hai (oui), ce qui veut seulement dire qu’ils écoutent ce que leur interlocuteur leur dit, mais en aucune façon ne veut dire qu’ils l’approuvent.

Au Japon, on évite de dire non. On dit plutôt : c’est un peu difficile, je vais réfléchir, je dois en parler à mes collègues…

– La poussière sous le tapis :

Nos collaborateurs travaillent, tout semble bien se passer, et tout d’un coup, je découvre un énorme problème dont on ne m’a pas parlé et qui est une véritable bombe à retardement, qui va exploser. Je leur dis « mais pourquoi ne m’en avez-vous pas parlé plus tôt ? ».

Réponse : « on ne voulait pas vous faire faire du souci, et on pensait régler la question nous-même. »

– Le déni jusqu’au bout :

Les ventes d’un produit étaient tous les mois en dessous de l’objectif. Je demandais régulièrement des explications au responsable et souhaitais modifier la prévision de fin de l’année pour prévenir le siège. « Pas de problème » me répétait le responsable,« on va y arriver», en dépit des signes contraires. Il s’entête et le dernier mois dit : « désolé on n’a pas atteint l’objectif », tout en me sortant une explication abracadabrante qui ne tient pas la route.

Là aussi pourquoi ne pas avoir dit la vérité plus tôt ?

– La « nomikai » indispensable :

J’avais embauché un excellent numéro 2 très dynamique, mais qui communiquait très peu avec moi de 9h00 du matin à 18h00. Après plusieurs expériences de poussière sous le tapis, je me suis mis à la pratique de la « nomikai », aller boire un verre après les heures de bureau. Et là, miracle, après le premier verre de bière, tout commençait à sortir. Je n’étais pas très adepte de cette méthode, car je préférais rentrer diner à la maison avec ma femme et mes enfants, mais en la pratiquant à bon escient, j’ai pu en mesurer l’efficacité.

Ça fait vraiment parti de la culture d’entreprise au Japon.

      Michel Lachaussée

    

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